Aucun texte n’exige d’apport personnel pour ouvrir un bar. La dépense la plus lourde est le fonds de commerce, avec sa licence, et plusieurs montages vous évitent de le payer comptant. Vous devez en revanche obtenir le permis d’exploitation pour déclarer votre licence. Pour le parcours complet, consultez notre guide pour ouvrir un bar.
Quelle formation et quel apport la loi impose-t-elle pour ouvrir un bar ?
La loi n’impose aucun apport. Le code de commerce ne fixe aucun capital minimum pour une SARL ou une SAS. Vos obligations portent sur l’activité :
- pour vendre de l’alcool sur place, une licence : la licence III pour le vin, la bière ou le cidre, la licence IV pour toutes les boissons, spiritueux compris ;
- pour déclarer cette licence en mairie, le permis d’exploitation. Sa formation dure 20 heures minimum, sur au moins 3 jours, selon l’article R. 3332-7 du code de la santé publique, et le permis est valable 10 ans ;
- si votre bar sert des repas, la formation hygiène alimentaire de 14 heures, suivie par au moins une personne qui travaille dans l’établissement, sauf dispense par 3 ans d’expérience d’exploitant ou par un diplôme reconnu.
Si votre bar sert uniquement des boissons, vous n’êtes pas soumis à la formation hygiène alimentaire : l’instruction technique du ministère de l’Agriculture du 3 avril 2026 la réserve aux activités de restauration. L’apport, lui, est une exigence des banques, souvent de 20 à 30 % du plan de financement.
Quels montages pour reprendre le fonds et la licence d’un bar sans apport ?
La création de nouvelles licences IV est interdite. Pour servir des spiritueux, vous reprenez un bar qui en possède une, ou vous en rachetez une : c’est pourquoi le fonds pèse le plus lourd dans le budget. 3 montages vous évitent de le payer comptant.
- La location-gérance : vous exploitez le fonds d’un propriétaire, avec sa licence, contre une redevance mensuelle.
- Le crédit-vendeur : avec l’accord du cédant, vous payez une partie du prix en plusieurs années.
- La reprise d’un fonds en difficulté : le prix est plus bas, en contrepartie d’un travail de remise en route.
Comment fonctionne la location-gérance d’un bar quand on démarre sans apport ?
Le propriétaire garde le fonds et la licence. Vous exploitez le bar à vos risques, sous votre propre immatriculation. Au départ, vous payez surtout un dépôt de garantie, le premier stock et la trésorerie des premiers mois. Le contrat peut prévoir une promesse de vente : vous testez l’affaire avant de l’acheter.
Vos obligations restent celles d’un exploitant. Vous devez obtenir le permis d’exploitation à votre nom et déclarer en mairie le changement d’exploitant. Si le bar sert des repas, une personne formée à l’hygiène alimentaire doit y travailler. Pour le partage des responsabilités, lisez notre guide pour reprendre un bar en location-gérance.
Quel budget prévoir pour le permis et les formations d’un bar sans apport ?
Quel que soit le montage, les formations restent à votre charge :
| Votre projet | Formations obligatoires | Coût de nos formations en 2026 |
|---|---|---|
| Bar qui sert uniquement des boissons | Permis d’exploitation | 459 € en présentiel, 439 € en visioconférence |
| Bar qui sert aussi des repas | Permis d’exploitation et formation hygiène alimentaire | 838 € |
| Exploitant qui justifie de 10 ans d’expérience, sans repas | Permis d’exploitation en format court (7 heures) | 199 € |
Si votre bar sert aussi des repas, l’Offre Duo permis d’exploitation et hygiène alimentaire réunit les 2 formations du lundi au jeudi, pour 759 € net au lieu de 838 €.
Le permis est attaché à votre personne : il ne se transmet pas avec le fonds, même si le cédant l’avait. La déclaration de licence en mairie est gratuite. Selon votre situation, votre opérateur de compétences (OPCO), France Travail ou l’AGEFICE peuvent financer tout ou partie d’une formation. Tous les postes figurent dans notre guide du budget pour ouvrir un bar.
Sur quoi une banque juge-t-elle un projet de bar présenté sans apport ?
Le banquier regarde le chiffre d’affaires passé du fonds, qui n’existe que dans une reprise, puis votre prévisionnel : saisonnalité, horaires, effectif pour tenir des soirées longues. Il vérifie aussi que votre concept correspond au quartier. Notre article sur la rentabilité d’un bar vous aide à bâtir un prévisionnel réaliste.
Un prêt d’honneur, accordé sans intérêt ni garantie par des réseaux comme Initiative France, est fait à votre nom : la banque le compte comme un apport personnel. Demandez-le pendant la préparation du projet.
Quel bar en difficulté reprendre à prix réduit pour ouvrir sans apport ?
Un bar dont le chiffre d’affaires baisse se vend moins cher. Cherchez d’abord pourquoi il baisse. Des prix mal fixés, des horaires inadaptés ou un stock mal tenu se corrigent. Un quartier qui perd son passage ou des plaintes répétées du voisinage pour le bruit sont bien plus difficiles à changer.
Demandez les derniers bilans et le chiffre d’affaires mois par mois, vérifiez la catégorie de la licence et l’état des installations. Réservez votre offre aux bars bien placés mais mal gérés.
Quand obtenir le permis d’exploitation dans un projet de bar sans apport ?
Le permis est valable 10 ans et vous suit d’un établissement à l’autre. Vous pouvez l’obtenir pendant que vous cherchez le fonds : le jour de la reprise, vous en aurez besoin pour déclarer la licence. Il montre aussi au cédant et à la banque que votre projet avance.
- Obtenez le permis d’exploitation.
- Cherchez le fonds et négociez le montage.
- Bouclez le financement, prêt d’honneur compris.
- Signez, puis déclarez la licence en mairie au moins 15 jours avant d’exploiter.
- Si vous servez des repas, faites former une personne de l’équipe à l’hygiène alimentaire.
Pour chaque étape, lisez notre guide des étapes pour ouvrir un bar.
Que faire pendant les mois de recherche d’un bar à reprendre sans apport ?
Trouver le bon fonds et négocier le montage prend souvent plusieurs mois. Quelques services en extra dans un bar comparable vous donnent de l’expérience et des contacts, utiles face à un cédant. Si vous n’avez jamais travaillé derrière un comptoir, lisez notre guide pour ouvrir un bar sans expérience.
Constituez aussi un apport progressif. Quelques milliers d’euros mis de côté, ajoutés à un prêt d’honneur, changent la discussion avec la banque.
Quels textes de loi encadrent l’ouverture d’un bar sans apport ?
Textes vérifiés le 2 octobre 2026 sur Légifrance, service-public.fr et le site du ministère de l’Agriculture.
- Article L. 3332-1-1 du code de la santé publique : permis d’exploitation exigé pour déclarer une licence.
- Article R. 3332-7 du code de la santé publique : durée de la formation au permis d’exploitation.
- Fiche service-public.fr sur les licences de débit de boissons : licence III, licence IV et déclaration en mairie.
- Instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 : formation hygiène alimentaire limitée aux activités de restauration.
Questions fréquentes
Faut-il un apport pour ouvrir un bar ?
Aucun texte ne l’exige. C’est la banque qui le demande, et un prêt d’honneur compte comme apport.
Qu’est-ce que la location-gérance d’un bar ?
Vous exploitez le fonds d’un propriétaire, avec sa licence, contre une redevance, sans l’acheter. Vous devez obtenir votre propre permis d’exploitation.
Le permis d’exploitation se transmet-il avec le fonds ?
Non. Il est attaché à la personne : le repreneur ou le gérant l’obtient à son nom. La licence, elle, reste attachée au fonds.
Faut-il suivre la formation hygiène alimentaire pour ouvrir un bar ?
Seulement s’il sert des repas. Dans ce cas, au moins une personne qui y travaille doit l’avoir suivie, sauf dispense.
Testez vos connaissances
4 questions pour savoir où vous en êtes. Chaque réponse est expliquée.