Une activité de traiteur démarre souvent vite, sur un premier contrat trouvé par le bouche-à-oreille. Suivez les démarches dans l’ordre : statut, formation, immatriculation, déclaration, plan d’hygiène, puis première prestation. Pour les obligations du métier dans leur ensemble, lisez notre guide pour ouvrir un traiteur.
Combien d’étapes compte l’ouverture d’un traiteur, et où placer la formation ?
Un traiteur n’a en général ni salle ouverte au public ni licence à déclarer en mairie, et il peut démarrer avec peu de matériel. 2 démarches ont une date fixe : la déclaration avant la première livraison auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP), et le plan de maîtrise sanitaire, prêt dès le premier repas préparé pour un client.
| Étape | Ce que vous faites | Interlocuteur |
|---|---|---|
| 1. Le statut | Micro-entreprise ou société, assurance | Vous, votre expert-comptable |
| 2. La formation | Formation hygiène alimentaire, obligatoire si vous servez sur place, recommandée sinon | Organisme de formation |
| 3. L’immatriculation | Création de l’entreprise, numéro SIRET | Guichet unique de l’INPI |
| 4. La déclaration | CERFA 13984, avant la première livraison | DDPP |
| 5. Le plan de maîtrise sanitaire | Procédures d’hygiène, de la cuisine à la livraison | Vous |
| 6. La première prestation | Devis-contrat signé, livraison, service | Votre client |
Quel statut juridique choisir pour démarrer une activité de traiteur ?
La micro-entreprise convient à un démarrage modeste ; une société, à des prestations pour les entreprises ou des mariages. Votre choix fixe votre régime social, votre facturation et les organismes qui peuvent financer vos formations.
Décidez-en avant l’immatriculation : changer de statut ensuite demande de nouvelles formalités. Pour chiffrer votre projet, consultez le budget pour ouvrir un traiteur.
Un traiteur sans salle doit-il faire suivre la formation hygiène alimentaire ?
Non, si vous préparez et livrez des repas sans les servir dans un espace à vous. L’obligation de l’article L. 233-4 du code rural vise la restauration commerciale : restauration traditionnelle, cafétérias et libres-services, restauration rapide. Le ministère de l’Agriculture n’y range pas les traiteurs sans espace de consommation.
La formation devient obligatoire si vous accueillez des clients pour manger sur place, par exemple dans une boutique avec quelques tables. Au moins une personne qui travaille dans l’établissement doit alors l’avoir suivie. Vous êtes dispensé avec 3 ans d’expérience comme gestionnaire ou exploitant dans le secteur alimentaire, ou avec un diplôme listé par l’arrêté du 18 novembre 2024 et délivré depuis le 1er janvier 2006. L’attestation n’expire pas.
Même sans obligation, suivre la formation hygiène alimentaire tôt vous fait gagner du temps : vous y apprenez à rédiger votre plan de maîtrise sanitaire, l’étape 5. Chez FMP, elle dure 14 heures en présentiel et coûte 379 € en 2026.
Comment immatriculer votre entreprise de traiteur et obtenir votre SIRET ?
Vous immatriculez l’entreprise en ligne, auprès du guichet unique de l’INPI. Vous recevez ensuite votre numéro SIRET, qui doit figurer sur vos devis et vos factures. Comptez quelques jours. Souscrivez en parallèle une assurance responsabilité civile professionnelle.
Comment déclarer votre activité de traiteur à la DDPP ?
Remplissez le formulaire CERFA 13984 et adressez-le à la DDPP du département où se trouve votre cuisine. La démarche est gratuite, et vous la faites avant la première livraison.
Si vous livrez d’autres professionnels qui revendent vos plats, comme une épicerie ou un restaurant, demandez à la DDPP si votre activité exige en plus un agrément sanitaire.
Que doit contenir le plan de maîtrise sanitaire d’un traiteur ?
Le plan de maîtrise sanitaire (PMS) décrit vos procédures d’hygiène : nettoyage, températures, traçabilité, allergènes, incidents. C’est le document que l’inspecteur vous demande lors d’un contrôle. Pour le construire, lisez notre page sur le plan de maîtrise sanitaire.
Le plan d’un traiteur couvre aussi 2 étapes propres au métier : le transport des préparations, en maintenant le froid ou le chaud, et leur remise chez le client, dans un lieu que vous ne maîtrisez pas. Si vous cuisinez chez vous, le règlement (CE) 852/2004 l’accepte, à condition que la cuisine respecte les règles d’hygiène et que le plan décrive ce lieu réel. Pour équiper votre cuisine et vos livraisons, consultez le matériel d’un traiteur.
Quand pouvez-vous assurer votre première prestation de traiteur ?
Une fois les 5 premières étapes faites : entreprise immatriculée, activité déclarée, plan de maîtrise sanitaire prêt. Si votre premier client est un proche et qu’il vous paie, c’est déjà une prestation commerciale.
Vous n’avez besoin d’aucun diplôme pour vous lancer. Pour les compétences à acquérir et les erreurs à éviter, lisez notre guide pour ouvrir un traiteur sans diplôme.
Quelles clauses écrire dans le premier contrat d’un traiteur ?
Préparez un devis-contrat de prestation avant votre premier client. Prévoyez au moins 4 clauses :
- le nombre de convives, confirmé à une date fixée, pour calculer les quantités ;
- l’acompte et les conditions d’annulation ;
- l’étendue de la prestation : livraison seule, ou service sur place ;
- le délai pendant lequel les plats doivent être consommés après la remise.
La dernière clause reprend les durées fixées dans votre plan de maîtrise sanitaire : un buffet livré à midi et laissé à température ambiante ne doit pas être servi le soir.
Combien de temps faut-il pour lancer une activité de traiteur ?
Sans local à aménager, comptez environ 6 semaines. Menez la formation et l’immatriculation en parallèle sur 3 à 4 semaines, déclarez l’activité dans la foulée, puis rédigez votre plan de maîtrise sanitaire.
Le délai s’allonge de plusieurs mois si vous aménagez un laboratoire, avec des travaux à prévoir. Pour démarrer sans laboratoire et avec peu de moyens, consultez notre guide pour ouvrir un traiteur sans apport.
Sur quels textes reposent les démarches d’un traiteur ?
Textes vérifiés le 2 octobre 2026 sur Légifrance, EUR-Lex, service-public.fr et le site du ministère de l’Agriculture.
- Article L. 233-4 du code rural et de la pêche maritime : obligation de formation à l’hygiène alimentaire en restauration commerciale.
- Instruction technique DGAL/SDSSA/2026-185 du 3 avril 2026 : obligation limitée aux activités de restauration traditionnelle, aux cafétérias et libres-services et à la restauration rapide, hors traiteurs sans espace de consommation.
- Arrêté du 12 février 2024 : durée de 14 heures et contenu de la formation hygiène alimentaire, avec une part en présentiel.
- Arrêté du 18 novembre 2024 : diplômes qui dispensent de la formation hygiène alimentaire.
- Règlement (CE) 852/2004 : règles d’hygiène applicables à toute entreprise du secteur alimentaire, y compris une cuisine située dans un logement.
- CERFA 13984 : déclaration des établissements qui préparent ou vendent des denrées d’origine animale.
Questions fréquentes
La formation hygiène alimentaire est-elle obligatoire pour un traiteur ?
Seulement si vous servez des repas à consommer sur place. Un traiteur qui prépare et livre sans espace de consommation n’y est pas soumis. Elle reste recommandée.
Un traiteur doit-il déclarer son activité ?
Oui, à la DDPP avec le CERFA 13984, avant la première livraison. La démarche est gratuite.
Faut-il un local professionnel pour démarrer une activité de traiteur ?
Pas forcément. Vous pouvez cuisiner chez vous si la cuisine respecte les règles d’hygiène. Votre plan de maîtrise sanitaire doit décrire le lieu de production réel.
Combien de temps faut-il pour ouvrir une activité de traiteur ?
Environ 6 semaines sans local à aménager. Un laboratoire à aménager allonge le délai de plusieurs mois.
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